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ESSAI – Mercedes Classe E Break (2024) : déménageur en costard

Dans la foulée de la berline, Mercedes n’a pas trainé pour renouveler la version à hotte de la Classe E. Cette sixième génération fait perdurer le genre du break routier raffiné et luxueux, dans la continuité. Dans cette forme de carrosserie, la Classe E est un pilier de la gamme qu’il s’agit de ne surtout pas bousculer, tout en mettant techno et moteurs à la page. Notre essai.
Un break Classe E, au même titre que ses homologues Volvo, fait partie de ces icônes discrètement façonnées par les tours de compteurs, les kilomètres inlassablement égrenés par paquets de mille. Il n’y a rien de très rock n’roll, en soi, dans ces sages familiales appelées avant tout à jouer les brocanteurs de luxe ou voyageuses au long cours pour notable établi. Sauf lorsque la patine du temps leur offre le capital sympathie de vaillante bête de somme pour hipster ou fan de youngtimer, l’un n’empêchant pas l’autre. Bref, avant d’atteindre le niveau de coolitude d’une Volvo 240 ou d’une S123 (dénomination interne du break W123), le nouveau venu devra traverser quelques décennies (et peut-être quelques pannes causées par une technologie embarquée toujours plus vertigineuse), histoire que la décote fasse son œuvre.  
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